Retraite supplémentaire : pas obligatoire, mais conseillée

Durant votre vie, vous devez passer par des étapes constructives et indispensables : étudier, décrocher son premier job, se marier, avoir des enfants, acheter une maison, etc.

Puis un jour, c’est la retraite qui pointe le bout de son nez. Elle est la concrétisation de toute une vie dévouée à un travail. C’est une nouvelle page qui se tourne, et pas des moindres ! Mais aussi une autre qui s’ouvre !

Pour vivre sereinement cette nouvelle aventure, il est essentiel de vous pencher sur l’aspect financier à venir. C’est pourquoi nous vous proposons quelques explications concernant vos droits à la retraite.

 

Qu’est-ce qu’une retraite supplémentaire ?

Pour commencer, il est important de différencier les 3 niveaux du système français des retraites : la retraite de base, la complémentaire retraite, et enfin, la retraite supplémentaire.

La retraite de base concerne tout le monde : les salariés du privé, les fonctionnaires, les salariés ayant des régimes spéciaux (RATP ou SNCF par exemple), et les travailleurs non-salariés (professions libérales ou artisans par exemple).

En France, la pension de retraite va dépendre de trois facteurs : les revenus touchés au cours de votre carrière, la durée d’assurance, et enfin, le salaire annuel moyen. Lorsqu’un salarié bénéficie d’une retraite à taux plein, en réalité, il ne perçoit (dans le meilleur des cas) que l’équivalent de la moitié de ses meilleurs salaires.

Comme la retraite de base, la retraite complémentaire est obligatoire. Elle fonctionne selon le principe de répartition. En bref, les salariés actifs versent une part de leurs revenus aux retraités. Chaque mois, l’employeur retire une certaine somme, qu’on appelle « cotisation », directement sur le salaire brut de l’employé. Cette cotisation rejoint la cotisation patronale, et sera ensuite versée à une caisse de retraite complémentaire.

De cette manière, le salarié actif, qui fait preuve de solidarité envers les retraités et cumule des « points de retraite ». Plus tard, il pourra bénéficier d’une retraite complémentaire en plus du régime de base, et ainsi améliorer ses revenus dans cette seconde partie de vie.

Mais ces deux niveaux seront-ils suffisants ? Compte tenu de la crise économique et financière en France et de notre système de retraite, de plus en plus de Français optent pour la retraite supplémentaire, facultative mais conseillée. Cette retraite complète le régime de la Sécurité Sociale (retraite de base) et celui de la retraite complémentaire (ARRCO pour les non-cadres ; et AGIRC pour les cadres et assimilés).

Elle peut être à l’initiative de l’employeur ou être souscrite à titre individuel, et cela grâce à des produits d’épargne.

Retraite supplémentaire à l’initiative de l’employeur

La retraite supplémentaire peut être proposée, ou non, par les employeurs. Elle permet au salarié de cumuler un capital pour leur future retraite. L’employeur s’engage donc auprès du salarié.

Il existe deux types de retraites supplémentaires :

  • Régimes de retraite supplémentaire à cotisations définies : l’employeur verse des cotisations à un organisme gestionnaire tels que les sociétés d’assurance, les établissements bancaires ou les institutions de prévoyance. Le montant des versements dépend uniquement des cotisations versées. Elle se caractérise par le montant qui est défini au préalable.
  • Régimes de retraite supplémentaire à prestations définies : L’employeur verse un montant prévu à l’avance, et défini selon la rémunération et l’ancienneté du salarié.

Retraite supplémentaire individuelle

La retraite supplémentaire individuelle se présente sous plusieurs formes. Voici quelques exemples, pour n’en citer que quelque uns.

  • Le plan d’épargne retraite populaire (PERP).
  • L’assurance vie
  • Le contrat Madelin
  • Le Plan d’Epargne en Action (PEA)

En bref, même si la retraite supplémentaire n’est pas obligatoire, elle est fortement conseillée. Elle permet d’assurer une meilleure pension et de se détendre face à l’arrivée des fins de mois. Vous le méritez, après tant d’années travaillées, n’est-ce pas ?

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